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Sobriété et décroissance

À un moment où les interrogations sur le fonctionnement de nos sociétés sont multiples et angoissantes, où les systèmes politiques ne répondent plus aux besoins des individus, où la violence devient monnaie courante, beaucoup s'interrogent... et ressentent la nécessité de quitter un mode de consommation qui détruit l'environnement et accentue la pollution pour revenir à une sobriété heureuse. Loin des fuites en avant technoscientistes déconnectées des capacités réelles de notre planète, approuvées par nos élites politiques et économiques, ce plaidoyer en faveur du vivant explore les solutions que nous offre la décroissance.

En questionnant le fonctionnement de notre démocratie représentative, qui n'a de représentatif que son nom, l'auteur propose de réfléchir à une nouvelle organisation sociale pour faire face aux défis qui nous menacent. Mais l'efficacité de ces mesures nécessite l'engagement de chacun ; dès lors, c'est à travers le choix de la sobriété que nous pourrons transformer notre civilisation, afin d'éviter qu'elle ne s'effondre.

Pour une écologie du vivant

Cet ouvrage est issu d'une confrontation de deux points de vue, celui de Serge Latouche, économiste, et celui de Pierre Jouventin, éthologue. Animé par le philosophe Thierry Paquot, ce débat prend en compte les dernières recherches en sciences de la vie et en sciences de l'homme. Si dans certains domaines les opinions s'opposent, la convergence est profonde tant sur le constat de la destruction de l'environnement naturel que sur les mesures à prendre pour y remédier, qui toutes remettent en cause le fonctionnement de nos sociétés. L'humanité scie, en quelque sorte, la branche sur laquelle elle est assise...

Les auteurs évoquent les leçons que nous pourrions tirer des modèles d'organisation des sociétés primitives ou des communautés animales. Ils font également référence aux penseurs qui les ont précédés et ont développé des perspectives prémonitoires qui interpellaient déjà notre avenir.
Le propos de ces regards croisés sur l'effondrement en cours résonne comme une alerte, dénonçant l'ampleur des dégâts annoncés et l'étroitesse de la voie alternative ; il nous encourage à penser l'après, c'est-à-dire à réagir sans attendre...

Les élections contre la démocratie ?

L'expression de la démocratie par le vote est en crise dans la plupart des pays, entraînant la montée du populisme et l'échec des partis traditionnels. En 2017, l'élection présidentielle a connu la victoire du " vote utile " qui domine largement les élections nationales depuis au moins 2002. Ce phénomène contribue au pouvoir sans partage du libéralisme, qui ne satisfait pas l'électorat et crée amertume et désillusion. Pourquoi ce vote, qui n'est pas conforme à ce qu'on peut espérer de la démocratie, a-t-il fini par s'imposer ? Après en avoir compris le mécanisme, nous devons au construire les conditions d'un renouveau démocratique capable de répondre au désarroi at au désinvestissement politique des populations. Il en va de l'avenir de notre société malmenée par de nombreuses crises : économique, migratoire, écologique, etc. La violence sociale des réformes libérales, qui détruisent les protections collectives, entraîne une défiance envers la politque et fait ressurgir le fascisme un peu partout en Europe.

Pourtant, il existe en France comme ailleurs une aspiration démocratique forte, une volonté d'échapper au destin tracé d'avance par la concurrence effrénée et les inégalités galopantes sous prétexte de modernité et de liberté. La démocratie n'est ni un patrimoine ni un acquis, elle est à inventer, à conquérir, contre les conservatisme des puissances économiques qui ne cherchent qu'à protéger leurs avantages. Il faut opposer des revendications et des actions de rupture à la confiscation de la politique, en donnant la parole aux peuples et en encourageant toutes les initiatives naissantes.

Panne d’ascenseur dans le social

Véritable métaphore, ce texte dénonce les déviances de notre société qui laisse en chemin les personnes les plus fragiles sous prétexte de modernité. En 2002, dans un quartier ouvrier de Strasbourg, le petit Bilal, un enfant de 4 ans, chute dans une cage d'ascenseur et décède. Cet accident très médiatisé, à l'origine de la loi de Robien, nous interpelle sur l'état de notre société. Le progrès technologique est-il vraiment accessible à tous ? L'ascenseur, solution de notre société moderne, est-il supérieur à l'escalier, solution " économique " ?

À travers ce parallèle, c'est tout le concept de "progrès" qui est remis en question. Cette parabole décrit un système social qui augmente les inégalités entre les classes, les privilègiés d'une part et les laissés-pour-compte d'autre part. Ce fossé se creuse de plus en plus, engendrant des frustrations et suscitant le rejet de notre système politique. Cet ouvrage nous invite à refuser ce faux progrès, à changer nos références culturelles, notre regard sur le monde et sur nous-mêmes, et surtout à modifier notre comportement, car le temps presse...

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